Trois bornes WiFi professionnelles de marque UniFi U6 LR, 750 m² couverts, une demi-journée d’installation. Dans cette entreprise de chaudronnerie de Saint-Nicolas, près d’Arras, une box opérateur et un répéteur grand public tenaient lieu de réseau sans fil pour 150 m² de bureaux et 600 m² d’atelier. Aujourd’hui : un seul nom de réseau (SSID) des bureaux jusqu’au fond de l’atelier, un WiFi invité séparé, et des machines à commande numérique qui n’attendent plus qu’on leur tire un câble.
Dans une chaudronnerie, l’informatique a quitté le bureau depuis longtemps. Le suivi des stocks se fait sur tablette, dans les allées, entre les piles de tôles. Les machines à commande numérique reçoivent leurs programmes par le réseau, et certaines se trouvent là où personne n’avait prévu de prise RJ45. Ce client de Saint-Nicolas nous a contactés un peu avant sa maintenance annuelle. Nous en avons donc profité pour traiter le sujet de fond : la couverture WiFi professionnelle de l’ensemble du bâtiment.
Une box et un répéteur grand public pour 750 m²
Le point de départ est celui de beaucoup d’entreprises industrielles : la box de l’opérateur, posée dans la baie, et un répéteur acheté en grande surface pour essayer d’aller un peu plus loin dans l’atelier. Les équipes souffraient de déconnexions ou d’un manque de débit. Passé la porte de l’atelier, le signal s’effondre en quelques mètres.
Les symptômes étaient toujours les mêmes. Une tablette qui perd la connexion au milieu d’un inventaire et oblige à ressaisir. Une visioconférence qui se fige en réunion, avec un donneur d’ordre au bout du fil. Un téléphone resté accroché au répéteur alors qu’il est revenu à trois mètres de la box. Rien de tout cela n’est un défaut de matériel : une box est conçue pour un pavillon, pas pour un bâtiment de 750 m² dont les deux tiers sont remplis de métal.
Pourquoi un atelier de chaudronnerie est compliqué pour du wifi

Un atelier de chaudronnerie est l’un des environnements les plus hostiles qui soient pour du sans-fil. Le métal est partout : bardage, charpente, racks de stockage, machines, et surtout la matière première elle-même. Une onde WiFi ne traverse pas une pile de tôles, elle rebondit dessus. La couverture change donc au fil des semaines, selon l’endroit où les palettes ont été posées. C’est ce qui rend les installations approximatives si frustrantes : elles fonctionnent le lundi et plus le jeudi, sans que personne ne comprenne pourquoi.
S’ajoute la hauteur sous plafond. Dans un atelier, une borne mal placée envoie l’essentiel de son signal vers la charpente plutôt que vers les postes de travail. Quant au répéteur grand public, il aggrave souvent la situation : il retransmet le signal qu’il reçoit, donc un signal déjà faible, en divisant au passage le débit disponible. Nous avions détaillé ce qui sépare une borne professionnelle d’un matériel grand public dans un précédent article.
Trois bornes, une demi-journée, deux corps de métier
Le chantier a été calé sur les congés annuels et la maintenance, et surtout sur des travaux d’électricité que le client avait déjà programmés : il faisait ajouter des prises de courant. C’est le meilleur moment pour câbler un bâtiment. Les faux plafonds sont ouverts, le matériel de chantier est sur place, et le coût du passage de câbles se partage entre deux besoins au lieu d’un seul.



Nous avons travaillé avec l’électricien du client. Nous lui avons donné les points de pose et les cheminements, il a tiré les câbles dans les faux plafonds. Chaque borne demande un seul câble réseau, qui lui apporte à la fois les données et son alimentation : il n’y a pas de prise de courant à prévoir au plafond. Les trois bornes U6 LR ont ensuite été posées et configurées, réparties entre la partie bureaux et l’atelier. Une demi-journée sur site, pendant la fermeture annuelle.
Un seul réseau pour l’équipe, un autre pour les visiteurs

Tout le bâtiment diffuse désormais un seul nom de réseau, sécurisé. Un salarié qui part du bureau vers l’atelier ne fait rien de particulier : son téléphone ou sa tablette bascule d’une borne à l’autre sans qu’il s’en aperçoive. C’est précisément ce que ne sait pas faire un répéteur, et c’est ce qui rend un inventaire en mouvement enfin praticable.
À côté, un réseau invité dédié a été créé. Les fournisseurs, les clients de passage et les intérimaires y accèdent à internet, mais ne voient ni les serveurs, ni les postes de travail, ni les machines à commande numérique. C’est un point que les dirigeants sous-estiment souvent : communiquer son mot de passe WiFi à un visiteur, c’est lui ouvrir le réseau interne de l’entreprise. Cloisonner le réseau se décide au moment de l’installation, pas après un incident.
Ce que le client y gagne, et ce que nous voyons depuis Douai
Concrètement : des réunions en visioconférence dans les bureaux sans se demander si la connexion va tenir, des tablettes de suivi de stock qui fonctionnent dans les allées de l’atelier, et des machines à commande numérique raccordées là où il n’y avait pas de prise réseau. Le bâtiment n’a pas changé, sa couverture oui.
Un contrôleur UDM Pro, sur la même gamme UniFi que les bornes, a été installé sur place. Il pilote les trois points d’accès et nous permet, depuis Douai, de voir leur état, le nombre d’appareils connectés et la qualité du signal. Si une borne décroche, nous le savons souvent avant que le client ne s’en aperçoive, et la plupart des réglages se font sans déplacement. C’est ce qui explique que 80 % des incidents soient résolus à distance, sur 200 interventions.
Questions fréquentes
Combien de bornes WiFi faut-il pour couvrir un atelier ?
Il n’existe pas de règle au mètre carré. Dans ce bâtiment, trois bornes ont suffi pour 150 m² de bureaux et 600 m² d’atelier. Le nombre dépend surtout de la hauteur sous plafond, de la quantité de métal présente, de la forme des locaux et du nombre d’appareils connectés en même temps. Une visite sur place reste le seul moyen fiable de le déterminer.
Un répéteur WiFi grand public peut-il suffire dans un atelier ?
Rarement, et seulement sur une très petite surface. Un répéteur retransmet le signal qu’il reçoit : s’il est déjà faible, il rediffuse un signal faible, tout en divisant le débit disponible. Il crée aussi un second réseau auquel les appareils restent accrochés même lorsqu’ils s’en éloignent. Dans un bâtiment industriel, il déplace le problème plutôt qu’il ne le résout.
Faut-il tirer un câble jusqu’à chaque borne WiFi ?
Oui. Chaque borne a besoin d’un câble réseau, qui lui apporte à la fois les données et l’alimentation électrique. C’est ce qui la distingue d’un répéteur, lequel se contente d’une prise de courant. Bonne nouvelle : ce câblage se greffe très bien sur des travaux déjà prévus, ce qui réduit nettement le coût de l’installation.
Peut-on donner le WiFi à des visiteurs sans ouvrir son réseau interne ?
Oui, en créant un réseau invité séparé. Le visiteur accède à internet, mais ne voit ni les serveurs, ni les postes, ni les machines. Le mot de passe invité peut être changé quand on le souhaite sans rien couper du côté de l’équipe. Cette séparation se configure à l’installation : la remettre en place après coup demande une intervention supplémentaire.
Combien de temps dure l’installation de bornes WiFi ?
Cela dépend du nombre de bornes. Ici, une demi-journée sur site pour trois bornes, une fois les câbles tirés. C’est le câblage qui fait varier le délai, pas la pose : faux plafonds accessibles ou non, longueur des cheminements, présence ou non d’un chantier en cours dans le bâtiment. D’où l’intérêt de synchroniser l’opération avec d’autres travaux.
Votre WiFi s’arrête à la porte de l’atelier ?
Chaudronnerie, menuiserie, entrepôt logistique : dès qu’un bâtiment mêle bureaux et production, la box du bureau ne suffit plus. Si vos tablettes décrochent au fond de l’atelier, ou si vos machines se trouvent là où il n’y a pas de prise réseau, nous pouvons venir regarder le bâtiment avant de proposer quoi que ce soit.
Nos 4 techniciens sont au 43 rue Saint-Michel à Douai, et ce sont eux qui interviennent sur le secteur d’Arras. Appelez le 03 27 94 67 60, un humain décroche entre 9h et 18h, ou passez par notre page contact.
Julien, équipe Dakara




